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Comment nous avons cherché notre maison : bienvenue dans le cerveau de Lolo !

Photo du rédacteur: Lolo
Lolo
21 août
10 min de lecture

Dernière mise à jour : 4 sept.

Il y a ceux qui cherchent une maison tranquillement le soir sur leur canapé.

Et puis il y a nous : Lolo, Nini… et notre anxiété.


Alors pour parer à ça, quoi de mieux qu’un bon tableau Excel ?

Je vous rassure, j’ai commencé par une feuille de papier.

Vous voyez, je sais être raisonnable.


Lolo qui commence les investigations pour la recherche de maison.
Lolo qui commence les investigations.

Avant la maison, il fallait trouver où vivre.


Il faut remettre les choses dans leur contexte.


Nini et moi sommes deux Sudistes exilés à Lyon depuis 2012.

Autant vous dire que de l’autre côté du périph’, à part quelques villes, on ne connaissait pas grand-chose.


Et après plus de dix ans à vivre au même endroit, pas question de prendre une carte, de fermer les yeux et de poser notre doigt quelque part.


On voulait changer de vie. Pas atterrir n’importe où.


Notre priorité numéro 1 était assez simple : nos trajets quotidiens.


Pour Nini : 30 minutes maximum en voiture.

Lui avait commencé par me dire 45 minutes. J’ai mis le holà.

Parce que 45 minutes sur Google Maps un dimanche après-midi, c’est très joli.

Mais en semaine, aux heures de bureau, tu peux facilement doubler la mise !


Pour moi : idéalement 30 minutes de train, avec une gare accessible facilement. À pied ou en transports, c’était encore mieux, parce que devoir acheter une deuxième voiture juste pour aller prendre le train, ce n’était pas prévu au programme.


Et autour de ça, il fallait une école primaire, idéalement un collège, des commerces, des médecins, un vétérinaire…


Parce qu’il y avait un détail : on habitait dans une grande ville et j’avais l’habitude de tout faire à pied.


On voulait de l’air et de l’espace.

Pas partir vivre au milieu de nulle part.


Et c’est là que mon cerveau a commencé à chauffer.


J’ai commencé par une liste papier des villes dont on nous parlait.

Puis j’ai sorti Smappen pour regarder ce qui se trouvait dans un périmètre acceptable autour du travail de Nini.


Ensuite, la carte TER Auvergne-Rhône-Alpes.

Parmi ces villes, lesquelles avaient une gare ? Lesquelles étaient proches d’une gare ?


Petit à petit, la liste s’est affinée.

Et forcément, une fois que j’avais les noms des communes… j’ai voulu savoir où j’allais potentiellement embarquer toute ma famille.


Alors j’ai cherché.


Les écoles, les collèges, les transports, les commerces, les médecins, les vétérinaires…

Les prix de l’immobilier, l’âge de la population, la taille de la ville…

Et aussi : la sécurité.


Nous quittions aussi la métropole pour retrouver un quotidien plus apaisé. Chacun ses critères : celui-là faisait partie des nôtres.

Je regardais les données disponibles, puis les avis des habitants. J’ai découvert différents sites pour croiser les informations, comme Data Ville ou Bien dans ma ville.


Organisation à la Lolo


Ne vous fiez pas à une seule source.

Pour découvrir une commune, j’aimais croiser les données disponibles avec les informations pratiques et les avis des habitants.


C’est d’ailleurs comme ça qu’on a fini par accumuler quelques sites bien utiles au fil de nos recherches. On a regroupé ceux qui nous ont réellement servi dans la Boîte à outils de la BC Family.


Et aujourd’hui, j’ajouterais volontiers l’IA pour dégrossir la recherche.


Mais pour tout ce qui peut réellement influencer votre décision — transports, écoles, risques, sécurité, prix, projets urbains… — vérifiez toujours les informations importantes auprès de sources fiables et, quand c’est possible, officielles.


Et avec tout ça, il faut se le dire : la feuille de papier ne suffisait plus.

Excel est entré dans la partie. 


Tableau comparatifs des villes avec les données importantes à notre décision
Le tableau de psychopathe de Lolo.

Bienvenue dans le cerveau de Lolo.


À ma décharge, j’avais une bonne raison. Enfin plusieurs.


Déjà, Nini et moi sommes plutôt anxieux.

Ensuite, on ne changeait pas seulement notre propre quotidien : Nana allait suivre le mouvement avec nous.

Et surtout, nous avions décidé de lancer la recherche de notre maison quasiment en même temps que la vente de notre appartement.


Autrement dit : pas franchement le moment de perdre du temps.


Il fallait savoir rapidement si une commune correspondait. Si une annonce méritait qu’on s’y attarde. Si une maison valait un appel. Et si une visite valait vraiment le déplacement.


Alors j’ai organisé. Comparé. Classé. Filtré.


Et avec le recul, je me rends compte que j’ai probablement appliqué à notre recherche immobilière quelques réflexes de mon métier : j’ai recruté notre maison.


Je n’ai jamais consciemment pensé que j'allais appliquer un process de recrutement à notre future maison. Mais manifestement… on ne se refait pas. 


Sans oublier ce que Nini appelle affectueusement ma maniaquerie de tout planifier.


Déformation professionnelle ou léger problème de contrôle ? Je vous laisse trancher.


Le cahier des charges de la candidate idéale


Et finalement, notre recherche n’avait rien de délirant.


On voulait une maison entre 80 et 100 m². Deux chambres et un bureau. Trois chambres ? Parfait. Un peu plus d’espace que notre appartement, en somme.


Pas besoin d’un château pour la BC Family. 


On voulait un terrain pas trop grand. Enfin… Ça, c’était avant de visiter des maisons avec de petits terrains et de découvrir qu’on n’aimait pas spécialement avoir l’impression de pouvoir passer le sel au voisin pendant le barbecue.


Donc finalement : pas immense, mais suffisamment pour respirer.


On voulait aussi une maison individuelle. Mitoyenne par le garage, éventuellement. Mitoyenne autrement ? Non.


Le garage fermé.


Parce que le bolide de Nini devait dormir au chaud.


Je pense qu’on peut officiellement considérer que la voiture avait son propre cahier des charges immobilier.


Enfin, nous voulions des travaux. Des vrais.


Nous avions visité deux maisons classées B ou C pour voir si, finalement, acheter quelque chose de quasiment terminé pouvait nous plaire. Réponse : non. 


On aime les maisons qui ont vécu. Celles qui ont une âme. Celles où on peut imaginer autre chose.


Et dans notre projet, une mauvaise performance énergétique n’était pas forcément rédhibitoire. Nous envisagions justement une rénovation énergétique et les aides disponibles pour la réaliser.


Autant vous dire qu’un joli F sur le DPE ne nous faisait pas immédiatement prendre nos jambes à notre cou. Oui, je sais. Chacun ses passions.


Tableau reprenant les informations clés pour la recherche, le chahier des charges.
Les critères de la BC Family pour sa recherche.

Première sélection : merci de joindre votre DPE à votre candidature.


Une fois les communes sélectionnées, je pouvais enfin regarder les annonces.

Et là encore, il fallait aller vite.


Nous étions dans un budget assez classique, sur un marché où beaucoup de familles cherchaient la même chose que nous et où les biens intéressants ne restaient pas forcément longtemps.


J’étais donc chargée de la chasse.


Une maison entrait dans mon tableau si elle passait déjà quelques critères de base : la bonne commune, la bonne superficie, suffisamment de chambres et le bon ordre de prix.


Ensuite, je remplissais tout ce que je pouvais à partir de l’annonce. S’il manquait une information importante ? J’appelais. Parfois même avant d’avoir présenté la candidate à Nini, je planifiais la visite.


Je précisais simplement à l’agent immobilier que je devais valider avec mon mari avant de confirmer cette visite.


Le soir, on se faisait notre petite session : tableau, photos, avantages, inconvénients.

Ou, si ça pressait, je l’appelais dans la journée avec les photos et les informations.


Et quand Nini disait go ? Je confirmais. Puis j’envoyais… une invitation dans l'agenda Gmail de mon mari. Un simple rappel pour visiter notre potentielle future maison.


Je crois qu’à ce stade, nous pouvons officiellement arrêter de prétendre que je n’ai pas de problème avec l’organisation.


Screen agenda familial pour les visites de maisons
Une des preuves de ma maniaquerie.

Vingt candidates. Une seule place disponible.


Mon ancien tableau a vu passer 20 maisons. 16 ont encore leurs traces.


Huit sont restées au stade de l’annonce : arrivées tardivement, pas assez intéressantes ou parfois simplement des agents immobiliers qui ne nous ont jamais rappelés.


Six ont été clôturées ou annulées.


Deux étaient déjà vendues avant la programmation d’une visite.

Deux n’ont pas passé la préqualification téléphonique… Oui, j’ai préqualifié des maisons au téléphone. Je vous avais prévenus.

Deux autres avaient une visite programmée : une a réellement eu lieu, mais n’a pas continué l’aventure. L’autre a été annulée au dernier moment parce qu’une offre venait d’arriver. En résumé : le candidat nous a plantés avant l’entretien.


Et dans mon tableau, il en restait deux. Deux élues en shortlist. Deux maisons pour lesquelles la question se posait vraiment après la visite.


Le bilan de notre recrutement immobilier


16 annonces suivies

8 restées au stade de l’annonce

6 clôturées ou annulées

2 en shortlist

1 maison recrutée ❤️


Parce qu’une annonce peut aussi très bien mentir.


Le tableau était utile. Mais les visites nous ont rapidement rappelé un principe fondamental : une maison ne se résume pas à ses cellules Excel.


On a eu des annonces où, franchement, tous les voyants semblaient au vert. Puis on est arrivés sur place et là… On se demandait ce qu’on faisait là.


On continuait la visite par politesse, mais rien n’allait. C’est aussi pour ça que notre tableau évoluait après chaque visite.


On prenait des photos. Des notes. On avait discuté ensemble des choses importantes à regarder. Et le soir, à chaud, on complétait nos informations et on mettait nos notes. Localisation pour Nini. Localisation pour moi. Prix. Travaux. Ressenti après la visite.


Pour les travaux, par exemple, on notait de 0 à 5 :

0 → beaucoup de travaux | 5 → rien à faire

Parce que oui, même si nous cherchions volontairement une maison à rénover, les travaux ont un coût — financier, mais aussi en temps et en énergie.


Une maison avec énormément de travaux pouvait donc nous plaire… mais il fallait que son prix soit cohérent avec ce qu’il restait à investir derrière.


Et évidemment, malgré toute cette organisation, on ne savait pas tout regarder. Nous ne sommes pas du métier. Certains éléments nous échappaient complètement. Mais ça… on aura largement l’occasion d’en reparler dans les péripéties du chantier. 



Et puis il y a eu cette photo.


Photo de la façade de la maison du bonheur présente sur l'annonce.
Le coup de cœur sur photo.

Une maison des années 60. Des hortensias devant. Et surtout… un Plan Favier.


Ce type de maison, on les avait toujours trouvées belles.

Elles ont de la gueule, elles sont typiques du coin, avec de beaux volumes et surtout énormément de potentiel.


Sur le papier, elle cochait quasiment tout.

96 m². Trois chambres. Maison individuelle. 850 m² de terrain. Un garage. Un grand sous-sol. Une véranda. Et un DPE F. Parfaitement imparfaite. Il fallait aller la voir.


Tableau récapitulatif des recherches de maisons avec une notation des critères.
Tableau des annonces et visites.

"Merde, on s’est plantés."


Le jour de la visite, on arrive à l’adresse indiquée. Sauf que… ce n’est pas la bonne maison.

Je regarde Nini : "Merde, on s’est plantés. "

Et puis je l’aperçois. Un peu plus loin, dans l’impasse. Elle.


On avance et on se gare dans la cour. Il fait beau. L’agent immobilier nous attend.


Et devant la maison, les hortensias sont magnifiques. Je crois que je l’ai trouvée belle immédiatement.


On commence la visite par le sous-sol. Grand. Sain. Après certaines choses qu’on avait vues jusque-là, autant vous dire que ça faisait déjà son petit effet.


Puis il y a cette véranda.


Les meubles sont encore là. Une grande table. Toutes ces chaises. Des trophées.

Je regarde Nini et je lui dis quelque chose comme : "On sent que c’est ici qu’ils font la fête. "


Je ne connaissais pas encore l’histoire de cette maison. Je l’apprendrai plus tard.

Mais je ne m’étais pas trompée.


Cette pièce avait été un endroit où l’on se retrouvait. Où il y avait eu du monde. De la vie.


Et je crois que c’est ça que j’ai ressenti ce jour-là. Je ne sais pas vraiment l’expliquer autrement. Je me sentais bien dans cette maison. À l’aise. Comme si elle n’avait rien d’inquiétant. Même aujourd’hui, je peux descendre seule dans le sous-sol sans jamais avoir ce petit sentiment bizarre que certaines vieilles maisons peuvent donner.


Je crois qu’au fond… Je savais déjà que c’était elle.


Photo de l'intérieur de la véranda de la maison. Lieu de retrouvailles et de fêtes.
Un lieu qui sent la fête, les proches, la vie.

"C’est celle-là."


Quand on est repartis, je l’ai dit à Nini : "C’est celle-là."

Sa réponse ? "Ne t’emballe pas. On n’a pas vendu l’appartement."

Voilà.


Dans notre couple, il en fallait bien un qui garde les pieds sur terre. Et manifestement, ce jour-là, ce n’était pas moi. 


À sa décharge, lui n’était pas encore vraiment entré émotionnellement dans les visites. Dans sa tête, il fallait d’abord vendre. Ensuite, on pourrait se projeter.


Sauf que deux jours plus tard, notre agent immobilier est venu nous annoncer que nous avions vendu l’appartement.


Et là, il n’y avait plus grand-chose à réfléchir.


À la sortie de chaque visite, Nini et moi avions déjà pris l’habitude de parler argent : Elle est affichée à tant. Combien serions-nous prêts à proposer ? Nous savions donc ce que nous voulions faire.


J’ai rappelé l’agent immobilier de la maison. Nous avons fait notre proposition, un peu en dessous du prix affiché. Et elle a été acceptée.


Et l’appartement vendu en deux jours dans tout ça ?


Entre la mise en vente, l’offre reçue, celle faite sur notre maison et notre volonté absolue d’éviter le prêt relais… Il restait encore un léger détail : réussir à faire coïncider tout ce petit monde.


Ça s’appelle une vente en cascade. Et ça mérite largement sa propre histoire.




Alors, est-ce que tous ces tableaux ont servi ?


Oui. Mille fois oui. Pas parce qu’Excel a choisi notre maison. Mais parce qu’il nous a permis de cadrer notre projet.


De découvrir des communes qu’on ne connaissait pas. D’en éliminer d’autres. D’éviter des visites inutiles. De demander une adresse avant une visite et de vérifier sur Maps si la réalité correspondait vraiment à notre quotidien. De comparer. De nous rappeler ce qu’on avait vu. Et surtout… de nous rassurer.


Quand nous sommes entrés dans cette maison et que quelque chose nous a dit "c’est elle", nous savions déjà que, rationnellement, elle fonctionnait pour nous.


Le tableau avait fait son boulot. Il ne restait plus qu’à écouter ce qu’on ressentait.


Et finalement, c’est probablement ça que j’ajouterais aujourd’hui à tous mes beaux fichiers Excel : une case impossible à calculer.


Est-ce qu’on a envie que cette maison devienne chez nous ?


Et mes tableaux de psychopathe dans tout ça ?


Depuis notre recherche, je les ai ressortis. Et forcément… je n’ai pas pu m’empêcher de les retravailler. 


Je les ai adaptés à ce que je sais aujourd’hui, à ce qu’on a appris pendant notre propre recherche et aux nouveaux outils qu’on utilise désormais — notamment l’intelligence artificielle.


L’objectif reste exactement le même : vous aider à organiser votre recherche sans laisser un tableau décider à votre place.




Et les hortensias ?


Notre Maison, avec sa rénovation extérieure.
La vue préférée de Nini.

Ils sont toujours là.


Ils ont un peu souffert.

Les travaux d’isolation extérieure. Les grosses chaleurs. La grêle.


Mais je m’en occupe.

J’ai même racheté quelques pieds pour remplacer ce qui avait été abîmé.


Parce que je trouve qu’ils habillent cette maison.

Ils lui donnent de la joie. C’est son plus beau sourire.


Et Nini ? Celui qui me disait de ne pas m’emballer ?

Aujourd’hui, il m’arrive de le retrouver le soir dans le jardin, simplement en train de regarder la maison.

Et quand je lui demande ce qu’il fait, il me répond : "Rien. Elle est belle."


Voilà.


Mais surtout… ne nous emballons pas. 😏❤️

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