Entrez, on vous fait visiter : notre projet d’aménagement.

On n’avait pas encore les clés.
On n’habitait évidemment pas encore dans la maison.
Mais dans nos têtes… on avait déjà abattu les cloisons.
Quand on vous disait qu’on cherchait une maison avec du potentiel, ce n’était pas juste une jolie phrase pour justifier un DPE F.
Nous voulions vraiment une maison que nous pourrions transformer.
Pas forcément agrandir. Pas déplacer tous les murs porteurs.
Pas construire une aile ou une tourelle — on n’a toujours pas besoin d’un château.
Mais repenser les espaces. Les ouvrir. Les adapter à notre façon de vivre.
Pourquoi pas du neuf, me direz-vous ?
Déjà… le prix. On n’a toujours pas gagné au Loto.
Ensuite, le timing — qui est quand même pas mal lié au prix. Faire construire tout en continuant à payer un logement pendant des mois, ce n’était tout simplement pas notre projet.
Mais surtout, on voulait une maison qui avait déjà une histoire.
Une maison avec une âme. Une vie avant nous. Une maison que nous pourrions transformer sans forcément effacer ce qu’elle avait été.
On cherchait celle avec qui on écrirait une nouvelle histoire.
Et cette nouvelle histoire, nous avons commencé à l’imaginer dès la première visite.
Nous n’avons pas vraiment visité la maison qui existait.
Enfin, si.
Mais en même temps… pas tout à fait.
Pendant qu’on visitait les pièces, on regardait déjà ce qu’elles pourraient devenir.
Ici, on pourrait ouvrir. Là, cette cloison pourrait disparaître. Le salon serait beaucoup plus grand si… Et si on mettait la cuisine ici ?
On fonctionne comme ça. On a besoin de se projeter.
Les idées fusent souvent entre nous deux. Nini imagine quelque chose, j’en ajoute une couche, on en discute, on modifie…
Et ensuite, il y a généralement un petit problème : je visualise beaucoup plus facilement le résultat que lui.
Alors je dessine.
"Tu vois, là on fait ça… ici on ouvre… Là on met ça… "
"… "
"Mais siiii, regarde ! "
"Aaaaaah ! OK, oui, je vois !
Voilà pourquoi, assez rapidement, les croquis ont laissé place aux plans 3D.
Nous avons visité la maison début juillet 2024. Quelques jours plus tard, nous faisions notre offre.
Et très vite, j’ai commencé à reproduire toutes nos idées sur Kozikaza.
Pas pour décider seule de ce qu’on allait faire.
Mais pour mettre en images ce qu’on imaginait ensemble, déplacer les murs virtuellement, tester les volumes et vérifier que nos idées fonctionnaient vraiment.
Bienvenue dans le cerveau de la BC Family.
Bon… avec Lolo aux commandes de Kozikaza quand même.

La règle : on ne touche pas aux murs porteurs.
Quand on regarde les plans de la maison telle qu’elle était à l’origine, il y avait déjà tout ce dont nous avions besoin.
Trois chambres. Une cuisine. Un séjour. Un salon. Une salle de bain. Des toilettes.
Et surtout, un grand sous-sol avec garage, plusieurs pièces et une véranda.
Le problème n’était donc pas le nombre de mètres carrés.
C’était ce qu’on en faisait.
Nous avions une règle assez simple : autant que possible, on garde la structure et les murs porteurs.
Pour le reste… les cloisons pouvaient commencer à trembler.
Notre objectif était surtout de créer des espaces cohérents avec notre façon de vivre.
Un coin nuit. De grandes pièces de vie.
Et au sous-sol, toutes les fonctions pratiques dont une famille a besoin au quotidien.
Parce qu’on aime les grandes pièces.
Les chambres ? On y dort.
En revanche, la cuisine, le salon, les endroits où on se retrouve tous les trois… là, on voulait de l’espace.
Première mission : ouvrir l’étage.

À l’origine, l’étage était beaucoup plus cloisonné.
Notre future cuisine était le salon.
Et ce que nous imaginions comme notre futur salon était en réalité composé de deux pièces : le séjour et une chambre.
Évidemment… nous n’avons absolument pas vu deux pièces.
Dès la première visite, nous avons imaginé faire tomber la cloison qui les séparait pour créer un grand salon d’environ 28 m².
Il y avait aussi cet étrange passage rempli de placards entre le couloir des chambres et l’accès au sous-sol.
Celui-là… On ne l’a pas pleuré longtemps.
Dans notre projet, la partie nuit reste regroupée avec les chambres, la salle d’eau et les toilettes.
Mais du côté des pièces de vie, la sensation change complètement.
La cuisine devient une grande pièce d’un peu plus de 20 m². Un endroit où l’on cuisine, évidemment, mais aussi où l’on mange, où l’on discute et où l’on se retrouve.
Et surtout, le salon s’ouvre.
Parce que dès la première visite, Nini avait déjà son kiff en tête : une immense ouverture sur le jardin.
À défaut d’avoir acheté une maison avec vue sur la forêt, on allait faire entrer notre jardin dans le salon.
On fait avec nos moyens.
Sur le mur extérieur, il existait déjà deux ouvertures. Notre idée était de les agrandir pour les remplacer par une baie vitrée de plus de quatre mètres de long.
Faire entrer le jardin. Faire entrer la lumière.
Donner à cette pièce l’impression d’être encore plus grande.
Et ça, ce n’est pas une idée arrivée six mois après avoir emménagé.
On la voyait déjà pendant la première visite.

Petit à petit, toute la logique de la maison s’est dessinée.
À l’étage : on vit.
On cuisine. On mange. On se retrouve. On regarde un film. On reçoit. On dort.
Bref, nous voulions que cet étage soit agréable, lumineux et le moins encombré possible par toute la logistique du quotidien.
Parce qu’une famille, dans la vraie vie, ça possède aussi des manteaux. Des chaussures. Du linge. Des cartons. Des outils. Des jeux.
Et évidemment, tous ces trucs qu’on garde "parce que ça peut servir".
Chez nous… tout ce petit monde allait descendre d’un étage.
Bienvenue à l’entrée des artistes.
La maison possède une entrée principale à l’étage.
Une vraie entrée.
Celle des invités.
Mais au sous-sol, il existe également un accès indépendant, en plus de la porte du garage.
Et là, on s’est posé une question toute simple : pourquoi est-ce qu’on entrerait pas tous les jours par en haut ?
La voiture est au sous-sol. Les chaussures peuvent rester au sous-sol. Les manteaux peuvent rester au sous-sol.
On rentre. On pose tout. On met les pantoufles.
Et seulement ensuite, on monte dans l’espace de vie.
Nous avons donc imaginé un sas avec du rangement pour les vestes et les chaussures.
Notre entrée quotidienne.
Pendant que les gens civilisés seront accueillis par la porte principale… nous, nous passerons par l’arrière-scène.
L’entrée des artistes.
Ça ne s’appelait absolument pas comme ça au départ.
Mais maintenant qu’on l’a dit… ça restera.
Le sous-sol : là où on gère la vraie vie

Une fois la logique posée, autant exploiter tout ce potentiel.
Le garage principal serait réservé à Titine.
Et attention. Il est certes un peu étroit, donc pas question d’y installer un énorme atelier.
Mais cela ne signifie pas que le bolide de Nini va dormir dans un garage miteux.
Carrelage. Peinture. Éclairage. Madame aura son écrin.
À côté : une buanderie, une grande zone de rangement et notre fameux sas d’entrée.
Nous imaginons également une salle de jeux pour toute la famille avec la console, les jeux vidéo et nos jeux de société.
Et évidemment… une salle serveurs pour Nini.
Parce que Nini est informaticien.
Mais surtout parce que Nini est un geek dans toute sa splendeur qui aime bidouiller.
Donc pendant que certaines personnes rêvent d’un dressing de 20 m²… chez nous, Monsieur aura une pièce pour ses serveurs. Chacun ses passions.

La véranda devait continuer à vivre.
Cette véranda, je vous en ai déjà parlé.
Lors de notre première visite, les meubles des anciens propriétaires étaient encore là.
Une immense table. Beaucoup de chaises. Des trophées.
Et immédiatement, j’avais dit à Nini : "On sent que c’est ici qu’ils font la fête."
Je ne connaissais pourtant pas encore vraiment l’histoire de cette maison.
Plus tard, le fils de l’ancien propriétaire nous l’a racontée.
Son papa était bien connu dans le coin et très investi dans une association sportive.
Et cette véranda… c’était réellement leur lieu de rassemblement.
Des matchs projetés. Des barbecues. Du monde. Des fêtes.
Et les fameuses frites de sa maman.

Finalement, sans le savoir, nous avions imaginé pour cette pièce quelque chose qui lui ressemblait déjà.
Elle deviendrait mon espace pour la couture et les activités manuelles.
Elle donne directement sur le jardin, elle est un peu à part du reste de la maison et je peux m’étaler sans transformer le salon en atelier clandestin.
Mais elle resterait aussi une grande pièce où recevoir.
Et manifestement, la maison a décidé que nous avions raison.
Parce qu’un an et demi plus tard, la véranda a déjà repris du service : nous y avons fêté l’anniversaire de Nana avec treize copains et copines.
Oui.
Treize enfants de moins de huit ans.
Autant vous dire que la véranda a officiellement retrouvé son statut de salle des fêtes.

Alors oui, la maison va énormément changer.
Mais cette pièce continuera d’être un endroit où il y a du monde.
Où on fabrique des choses. Où on mange. Où on discute. Où on fait la fête.
Et finalement, ça me plaît énormément.
La fête continue. Elle a juste changé de génération.
Et puis nos beaux plans ont rencontré la vraie vie.
À ce stade du projet, le sous-sol n’était absolument pas prioritaire.
Dans notre tête, c’était plutôt : on fait l’étage, on s’installe, et on verra le sous-sol plus tard.
Sauf qu’entre un joli plan 3D et une rénovation… il y a parfois un léger détail appelé la réalité.
Pour réaliser les gros travaux de l’étage, nous avions besoin de trouver une solution pour nous loger temporairement.
Nous avons cherché.
Mais trouver quelque chose à proximité pour toute la famille, pendant suffisamment longtemps et sans y laisser un rein… ça s’est révélé compliqué.
Alors nous avons changé le plan.
Puisque nous avions plus de 90 m² de sous-sol sous les pieds… nous allions commencer par le rendre vivable.
Et seulement ensuite attaquer l’étage.
Voilà comment une pièce qui n’existait absolument pas dans notre projet initial a fait son apparition : une salle de bain avec WC au sous-sol.
Parce que camper dans sa propre maison pendant les travaux, passe encore.
Mais vivre l’expérience moyenâgeuse jusque dans les sanitaires… non merci.
Finalement, notre projet a très peu changé.
Et c’est probablement ce qui nous surprend le plus aujourd’hui.
Quand on ressort ces premiers plans réalisés avant notre emménagement, à quelques détails près… c’est toujours cette maison-là que nous sommes en train de construire.
Certaines solutions techniques ont évolué.
Certains espaces se sont adaptés à la réalité.
Le sous-sol est passé de "on verra plus tard" à premier gros chantier de la maison.
Mais l’idée générale ? Elle est toujours là.
Les grandes pièces de vie. La baie vitrée. Le coin nuit. Le bureau. Le sous-sol pratique. L’entrée des artistes. La véranda.
Même Titine a toujours son futur palace.
On n’avait pas acheté la maison telle qu’elle était. On avait acheté celle qu’on voyait derrière les cloisons.
Sur Kozikaza, pourtant, tout était magnifique.
Parce qu’évidemment, je ne me suis pas contentée de dessiner quatre murs.
Tant qu’à faire… J'ai mis les meubles.
La cuisine. Les implantations. Les espaces. L’ambiance. Le style que nous voulions donner à la maison.
Toutes ces idées, nous les avions imaginées ensemble.
Kozikaza nous permettait simplement de les rendre visibles, de tester nos choix et de vérifier que ce qu’on imaginait fonctionnait réellement une fois posé sur un plan.


Aujourd’hui, quand on regarde ces images, c’est assez étrange.
Parce que petit à petit… ça prend forme.
Surtout au sous-sol.
On commence à reconnaître certains espaces que nous avions imaginés derrière un écran avant même d’habiter ici.
Bon.
N’allons pas nous emballer non plus.
Parce que sur les beaux plans, il y a des meubles, des rangements et des pièces parfaitement organisées.
Dans la vraie vie… on campe encore.
À l’endroit où il devrait notamment y avoir un dressing ? Pour l’instant… on dort.
Alors oui.
Il reste du boulot.
Beaucoup de boulot.
Mais on commence à voir apparaître la maison qu’on avait imaginée.
Alors maintenant… vivement qu’on y arrive ♥️.



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