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Vendre le matin, acheter l’après-midi : notre vente en cascade

Photo du rédacteur: Lolo
Lolo
21 août
9 min de lecture

Dernière mise à jour : 4 sept.

Pour acheter notre maison du bonheur, il y avait un paramètre important : vendre d’abord notre appartement pour constituer notre apport.

Et là, tout de suite, le projet paraissait un peu moins facile.


Nana & Nini sont partis acheter des cartons pour préparer le déménagement.
Nana & Nini qui préparent le déménagement, réinterprété en illustration pour préserver notre vie privée.

Avant d’acheter, il fallait quand même vendre.


Quand nous avons commencé à chercher une maison, notre appartement n’était pas encore vendu.

Pour être tout à fait honnêtes… il n’était même pas vraiment en vente. 


Nous avions bien essayé de publier… une annonce nous-mêmes, mais ça n’avait rien donné de très concluant.


En parallèle, notre recherche de maison nous avait permis de rencontrer plusieurs agents immobiliers. Certains nous avaient également contactés après avoir vu notre annonce.


Alors on s’est dit que c’était peut-être le moment de faire les choses sérieusement.

Nous avons fait estimer notre appartement par environ cinq professionnels.


Oui, cinq.

Vous commencez à connaître Lolo maintenant.

On ne confie quand même pas la vente de notre appartement au premier venu.


Finalement, nous avons choisi Stéphanie, une agente immobilière indépendante qui nous avait été recommandée et qui connaissait bien une amie à nous.


Elle correspondait parfaitement à nos prérequis du bon agent immobilier : ne pas gérer trop de biens en même temps, bien connaître notre quartier et nous proposer une estimation réaliste.


Ni trop basse, ni complètement lunaire.

Oui, oui, on était réalistes : quand un agent nous a annoncé pouvoir vendre notre appartement 350 000 €, on s’est surtout demandé s’il se moquait de nous… ou s’il connaissait vraiment son marché.


Les pros de la BC Family


Stéphanie fait partie des professionnels qui ont accompagné notre projet.

On vous a regroupé ses coordonnées — ainsi que celles des autres pros qui ont croisé notre route — dans la Boîte à outils de la BC Family.

Quelques jours plus tard, Stéphanie est revenue avec son photographe pour mettre en valeur notre chez-nous et essayer de déclencher le fameux coup de cœur.

Nous n’avions jamais vu notre appartement aussi beau.


  • Notre Appartement en ville
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  • Notre Appartement en ville

Début juillet 2024, notre appartement est officiellement mis en ligne.


Juillet, les vacances arrivent, tout le monde va partir, personne ne va acheter un appartement... On aurait peut-être dû s’y prendre autrement.

Bref, notre cerveau fait ce qu’il sait faire de mieux : stresser avant même d’avoir une raison de stresser. 


Et puis…

5 visites. 10 jours. Une offre.


Le 23 juillet 2024, nous signons le compromis de vente.


Bon. Maintenant, on peut acheter une maison.


Heureusement que j’avais insisté auprès de Nini pour continuer les visites pendant la vente.


Lui voulait sécuriser : être certain que l’appartement soit vendu avant de se lancer vraiment dans un nouveau projet.

Moi, je voyais les choses autrement : je voulais anticiper pour qu’on puisse encore choisir, et ne pas devoir acheter dans l’urgence une fois l’appartement vendu.


Pour une fois, ma légère obsession de l’anticipation allait plutôt bien nous servir.


Parce qu’entre-temps, nous avions trouvé la maison.

Celle avec les hortensias. Celle que j’avais quittée en disant à Nini :

"C’est celle-là."

Notre offre a été acceptée.

Le compromis de vente de notre maison est signé le 27 août 2024.


Et évidemment, notre achat comporte une condition importante : nous devons vendre notre appartement pour pouvoir acheter la maison.


Ça fait un peu tiquer du côté des vendeurs.

Mais de notre côté, nous sommes confiants.

Tout va bien.


Pourquoi ne pas avoir fait un prêt relais ?


La possibilité existait.

On nous en avait parlé.


Un prêt relais nous aurait permis d’acheter la maison avant d’avoir définitivement vendu notre appartement.

Sur le papier, cela aurait sans doute simplifié une partie de la logistique.


Mais nous avions pris notre décision : on n’en voulait pas.


Nous préférions que la vente de notre appartement finance réellement notre achat plutôt que d’ajouter un crédit temporaire et une pression financière supplémentaire à un projet qui nous faisait déjà suffisamment sortir de notre zone de confort.


Nous avions donc accepté une autre contrainte : notre vente et notre achat seraient liés.


Mais au fait, une vente en cascade, c’est quoi ?


Dans notre cas, c’était assez simple : nous avions besoin de vendre notre appartement pour pouvoir financer l’achat de notre maison.


Les deux opérations étaient donc liées...

Impossible de finaliser l’achat de la maison tant que la vente de l’appartement n’était pas elle-même finalisée.


Autrement dit : il fallait que les dominos tombent dans le bon ordre. 


Il fallait vendre avant d’acheter.

Et idéalement… faire les deux le même jour.


Notre plan était pourtant magnifique.


Dans notre tête, nous avions imaginé signer autour des vacances de la Toussaint.

Pas simplement parce que ça faisait joli dans mon planning, il y avait Nana.


Changer de maison était déjà énorme pour elle.

Mais elle allait aussi changer de ville, quitter son école, ses copines, ses habitudes…


Nous voulions donc essayer d’organiser tout ça pendant des vacances scolaires pour lui laisser le temps d’atterrir : signer, déménager, prendre quelques jours. Puis reprendre une nouvelle vie.


Propre. Net. Organisé.


Sauf qu’une vente immobilière implique légèrement plus de personnes que Lolo et son agenda.


Et puis… plus de nouvelles


Les semaines passent.

Et nous n’avons toujours pas de date pour la signature définitive.

Nous découvrons que le financement de notre acheteuse prend du retard.

Et oui… tout ne roule pas toujours comme prévu.

Et nous… nous devons attendre.


Je tiens à préciser que je gère très bien l’attente.

…

Non.


Le problème n’était même pas que notre acheteuse ne voulait plus de l’appartement.

Elle avançait dans ses démarches. Mais nous n’avions plus vraiment la main sur le calendrier.


Et ça, pour moi, était probablement le plus difficile.


Quand Excel ne peut plus rien pour vous


Pendant ce temps, notre vie avait déjà commencé à changer.

Les cartons s’accumulaient.

L’appartement ressemblait de plus en plus à un campement.


  • Le déménagement
  • Le déménagement

Nous préparions la maison.

Nous avions commencé les démarches pour notre projet de rénovation énergétique.

Il fallait faire passer des artisans, prendre des mesures, préparer des devis...


Donc régulièrement, nous demandions à pouvoir accéder à la maison.

Et forcément… les vendeurs, eux aussi, attendaient.


Petit à petit, nous avons compris par leurs agents immobiliers qu’ils commençaient à trouver le temps long. Très long.

On nous rappelle que nous avions parlé de la Toussaint.

On nous fait comprendre que ce n'est pas ce qui était prévu.


Et puis, à un moment, la possibilité qu’ils finissent par ne plus vouloir nous vendre la maison est évoquée.


Et là… j’ai pris un coup de chaud.


Parce que depuis le début, j’avais essayé de tout cadrer.

Les communes, les maisons, les visites, la vente, les dates, les cartons, l’école, les artisans… Et soudain, malgré tous mes tableaux, mes listes et mes agendas…


Je ne contrôlais plus rien.


Notre appartement était vendu, mais pas encore totalement.

Et notre maison dépendait de cette vente.


Le financement de notre acheteuse prenait du retard.

Les vendeurs s’impatientaient.

Et au milieu de tout ça, il y avait Nana.


Je crois que c’est surtout ça qui m’a fait craquer.


Je me demandais si nous n’étions pas en train d’embarquer notre fille dans un projet complètement fou.

Et parfois, j’en pleurais.


Nini, lui, répétait : "T’inquiète, ça va le faire." "T’inquiète, ça ira pour Nana. "


Et dans cette étape-là, c’était lui qui me ramenait sur Terre.


La Toussaint est passée.


Notre beau planning des vacances de la Toussaint ?

Raté.

À partir de là, je voulais au moins préserver au maximum la transition de Nana.

Je voulais qu'on signe pendant les vacances de Noël.

Finalement, la date tombe : vendredi 6 décembre 2024.


Ce n’est pas exactement ce que nous avions imaginé.


Nana manquera une semaine d’école avant les vacances de Noël, puis elle fera sa rentrée dans sa nouvelle école en janvier.

Ce sera comme ça. Mais maintenant que nous avons enfin une date…

LE CERVEAU DE LOLO REPREND LES COMMANDES. 😂


Et autant vous dire que là, tout va être organisé au millimètre.


Tel jour, telle heure. Cette voiture ici. L’autre là.

Les cartons avant. Les chats après.

Nana à la garderie.

Les clés. Les signatures. Le déménagement.

J’étais de retour. 



Petit problème : pendant quelques heures, nous allons être SDF.


Parce qu’il reste une question légèrement importante.


Comment déménager toute une famille, Chatounet et Chatounette compris, lorsqu’on doit vendre son logement avant de pouvoir acheter le suivant ?


Impossible de vider entièrement l’appartement, signer la vente, signer l’achat puis déménager toute la maison dans la foulée.


Heureusement, nous avons réussi à organiser les choses avec tout le monde.

Les propriétaires de la maison nous autorisent à déposer nos cartons chez eux le week-end précédent.

Le jeudi, Nini fait l’état des lieux de la maison. Et il récupère déjà les clés.


De son côté, notre future acheteuse accepte que nous passions une dernière nuit dans l’appartement, malgré l’organisation de la vente.


Tout le monde fait un petit pas.

Et grâce à ça… notre plan complètement bancal devient presque réalisable.


Vendredi 6 décembre : GO.


Le matin


Nana à la garderie.


Direction la maison.

Les chats et les derniers cartons sont déposés.


Pour Chatounet et Chatounette, on avait prévu un petit périmètre : le salon fermé.

Après des années en appartement, pas question de les lâcher immédiatement dans cette grande maison inconnue.


Une aventure à la fois.


Retour à l’appartement


On plie les toutes dernières affaires.

On remplit les voitures.


Stéphanie récupère les clés.

Direction notre notaire.


Première signature : nous vendons


Après plusieurs années dans cet appartement, un mariage, l’arrivée de Nana et toute une partie de notre vie de famille… il n’est plus à nous.


Et techniquement, pendant quelques heures… la maison non plus.

Nous n’avons donc plus de logement.

Alors nous faisons ce que toute famille raisonnable ferait dans une situation pareille : On va au restaurant.


Lolo & Nini au restaurant après avoir vendu l'appartement, en attente de signer la maison.
Lolo & Nini au restaurant, réinterprété en illustration pour préserver notre vie privée.

14 heures : deuxième signature


Cette fois, nous allons acheter notre maison.

Je pourrais vous dire que ce fut un merveilleux moment, rempli d’émotion, de sourires et de petits oiseaux.

Mais ce serait mentir.


La signature est tendue.

Un membre de la famille des vendeurs est présent et l’ambiance n’est franchement pas celle dont j’avais rêvé après tous ces mois d’attente.

Quelques réflexions, de la tension, la fatigue accumulée, le stress des dernières semaines.


Et moi… Je finis par pleurer de nerfs.


Il fallait bien terminer cette aventure comme nous l’avions vécue : avec beaucoup trop d’émotions. 


Mais finalement… on signe. Cette fois, pour de vrai.


La maison est à nous. ❤️


Lolo & Nini qui sigent chez le notaire.
Lolo & Nini qui signent pour le nouveau projet de la BC Family, réinterprété en illustration pour préserver notre vie privée.

Et maintenant, on rentre chez nous.


Nous retournons récupérer nos voitures.

Puis Nana à l’école.

Et nous prenons la route vers la maison.


Notre maison.


On arrive en fin d’après-midi.

Elle est inhabitée depuis presque un an.

Et là, fini les compromis, les banques, les agents immobiliers et les signatures.

La réalité nous attend.

Il faut nettoyer. 

Heureusement, j’avais prévu le coup.

Swiffer.

Produits désinfectants.

Tout l’attirail.

Évidemment.


On commence par l’essentiel : la salle de bain, les toilettes, la cuisine et la pièce dans laquelle nous allons dormir.

Parce que oui…

Nous n’avons pas vraiment de chambre installée.

Et nous découvrons aussi un autre petit détail.

Le chauffage ne fonctionne pas.

Nous sommes le 6 décembre.

Il fait froid.

Bienvenue chez vous.


Notre première nuit dans la maison


Les chats sont installés tranquillement dans le salon.

Et nous ?

Nous posons un matelas dans ce qui deviendra la chambre de Nana.

Tous les trois, dans le même lit, on rigole de la situation.


Après des mois à organiser cette vente.

Après les compromis, les financements, les retards, les cartons, les artisans, les signatures, le changement d’école, les tableaux Excel, les moments où j’ai pleuré parce que j’avais peur que tout s’écroule…

Notre première soirée dans notre maison ressemble à ça :


Un matelas posé par terre.

Pas de chauffage.

Trois personnes entassées dans le même lit.

Deux chats dans le salon.

Et…

Un McDo. 


Et vous savez quoi ?


Je crois que c’est à ce moment-là qu’elle est vraiment devenue chez nous.

Pas quand notre offre a été acceptée. Pas au compromis. Pas même chez le notaire.


Là.


Tous les trois sur notre matelas, en train de rire de notre camping improvisé.


Est-ce qu’on referait une vente en cascade ?


Oui.

Parce qu’elle nous a permis d’éviter le prêt relais que nous ne voulions pas et, surtout, parce qu’au bout du compte… ça a fonctionné.


Mais si nous devions recommencer ?


Je penserais probablement à une solution temporaire entre les deux logements.


Même si cela signifiait déménager deux fois.

Quelques jours ou quelques semaines dans un endroit où dormir tranquillement auraient certainement évité une partie de la pression logistique.


Parce qu’une vente en cascade demande de coordonner beaucoup de choses.

Et surtout d’accepter une réalité qui, personnellement, ne m’a pas beaucoup plu : vous pouvez organiser énormément de choses… mais vous ne maîtrisez pas tout.


Les banques ont leurs délais. Les notaires ont leurs agendas. Les acheteurs et les vendeurs ont leurs contraintes. Et parfois, votre joli planning Excel… eh bien, il attend comme tout le monde. 


Et le McDo ?


Un an plus tard, le 6 décembre 2025, nous avons fêté notre première année dans la maison.


On aurait pu préparer quelque chose de spécial : un bon repas, une jolie table, une bouteille...


Mais certaines traditions méritent d’être respectées.

Alors… On a mangé McDo.


La BC Family est bien arrivée à destination, et le premier repas sera un Mc Do ! Le rituel est lancé !
Le premier repas de la BC Family, réinterprété en illustration pour préserver notre vie privée.

Parce qu’apparemment, chez la BC Family, les grandes traditions peuvent aussi commencer sur un matelas posé par terre, dans une maison sans chauffage, avec un menu McDo.


Et franchement ?


Je crois qu’on ne pouvait pas trouver plus nous. ❤️

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